Comme le temps, les mauvaises nouvelles n’existent pas !

Le mauvais temps ça n’existe pas, il n’y a que des avis mauvais.

Notre jugement perturbe notre environnement et notre bonheur

Voici un sujet qui me tiens vraiment à cœur, et dont j’ai du mal à tenir position lorsqu’il est controversé. Mais au fil du temps, des échanges et de mes expériences, je suis de plus en plus convaincu que le fait de juger ne nous permet pas d’aborder une situation de manière sereine. Hors nous jugeons en permanence tout sur tout. De plus, bien souvent, la pratique est binaire : c’est bien ou c’est mal : Il fait beau, il ne fait pas beau….

Lorsque nous jugeons, nous établissons un fait: Il fait beau. Dans notre cheminement il ne peut pas faire mauvais puisqu’il fait beau. Hors si en cette saison nous avions 15°C avec un soleil radieux, cela ferait bourgeonner les fruitier ce qui empêcherais (en cas de gelée future) une production de fruit. Ferait-il beau pour les verger ?
En aparté je tiens à signaler que j’ai mis beaucoup de réflexion pour ne pas dire cela ne serait pas bon pour les arbres, catastrophique pour la récolte. Je suis en train d’écrire sur le fait de ne pas juger et dans mes propres exemple j’ai du mal à ne pas émettre de jugement.

Cela pour dire que notre jugement ne facilite pas l’échange (dans l’exemple, une discussion avec un arboriculteur le mettrais en défaut) ni la perception de notre environnement.

Mais au delà de ça, je suis de plus en plus convaincu que notre jugement nous empêche d’être heureux.

Il n’y a pas de mauvaises nouvelles

Un des premiers déclencheur de cette réflexion est une discussion avec une amie, sur le fait que si je m’intéressais à la non violence, à la parentalité positive, aux éducations alternative, c’est que j’avais moi même des problèmes de violence, que je n’aimais pas ma façons d’éduquer mes enfants, et que je voulais supprimer le pessimisme dans ma famille.
Elle parut surprise (et rassurée ;-), de cette contradiction par rapport à mes écris.

Le deuxième déclencheur, est la découverte du magasine Kaizen, qui aborde les nouvelles qui pourraient être jugées comme désastreuse pour l’environnement, par des initiatives pouvant être jugées positives pour l’environnement et l’humain.
La même nouvelle deux jugements.
ATTENTION : Il faut bien faire la différence entre bon et mauvais (le jugement) et le ressentie de la nouvelle. La nouvelle peut-être extrêmement douloureuse pour nous. C’est souvent en cela que nous faisons un raccourcie sur bonne ou mauvaise nouvelle. Nous confondons le jugement de la nouvelle et le ressentie de la nouvelle.

Par exemple : La guerre est déclarée. Est ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Ni l’une ni l’autre. Je reçois cette nouvelle avec dépit, je pense qu’il peut y avoir d’autres solutions, que les personnes qui vont être touchées par la guerre ne demande que la paix… Bref j’accueil la nouvelle me rend maussade et je ne suis pas pour. D’un autre coté le marchand d’arme, la bourse, on l’air d’apprécier cette nouvelle, allant jusqu’à émettre un jugement de bonne guerre.

Arrivez vous à bien saisir cela : Il ni a pas de mauvaise nouvelle, il ni a que des avis qui le sont. Pour moi la nouvelle est mauvaise, dans le sens qu’elle m’afflige de manière qui ne me rende pas heureux.

En quoi le jugement m’empêche d’être heureux

Lorsque l’on appréhende une nouvelle comme mauvaise, notre jugement de base nous empêche de l’apprécier sous un autre angle. Ou restera déformé de cette angle.
Dans une discussion, voyez comme il est difficile de changer d’avis une fois que l’on a émis un jugement. Notre ressentie peut changer et ce changement nous l’acceptons, lorsque nous jugeons, c’est plus compliquer.
Le jugement, nous ferme face à la controverse.

Le jugement nous empêche de trouver des solutions à nos problèmes, d’identifier ce qui nous fait du bien et ce qui nous fait du mal.
« Cette maison est en bazard, j’en ai marre, je veux une maison rangée »

Ce qui me fait mal : La maison en désordre
Ce qui me ferais du bien : une maison rangèe
Solution : ?

« Dans cette maison, la vaisselle n’est pas faite, je suis gêné pour recevoir du monde, pour faire à manger,
Dans cette maison il y a tellement de jouet par terre que je n’arrive plus à traverser la pièce facilement, cela m’agace. »
Solution : Faire la vaisselle, Mettre les jouet dans un autre endroit.

L’exemple est simple, mais je peux vous assurer qu’a chaque fois que j’appréhende une situation qui me dérange sans jugement, j’en trouve des solutions.

Sur l’éducation aussi, et c’est un point essentiel pour notre bonheur familiale. J’ai la aussi eu un échange très constructive avec une personne que j’apprécie.
Sur les gros mots. Existe-t-il des Gros mots ?
Pour ma part, non. Il existe des mots que je n’apprécie pas d’entendre et que je ne souhaite pas entendre.
Par exemple, ma fille dis « Caca boudin ». De son point de vue elle aime dire ce mot, il est rigolo. De mon coté je n’aime pas ce mot, et je n’aime pas l’entendre lui dire.
Je peux lui dire qu’il ne faut pas dire ce mot, que c’est un GROS mot. Je créer ainsi un tabou.
Quel regard va t elle avoir dans la cour de récréation ? Comment tergiverser entre ses amis qui disent « caca boudin » et nous parents. Comment un mot peut-il être GROS mot quelque part et rigolo ailleurs.
Comment peut-elle s’insérer dans un groupe qui pourrais être identifier de « Mauvais » parce qu’il utilise juste des mots différents des nôtres.

De mon point de vue les gros mots n’existent pas. Et dans mon environnement il y a des mots que je ne souhaite pas entendre.
Je suis sur que ma fille comprend qu’il y a des environnements différents avec des règles différentes, le but étant de conserver du respect pour chacun.

A chaque fois que j’aborde une situation avec mes enfants en prenant mes propres jugements (et ils sont nombreux), je ne laisse pas la place au bonheur des autres et donc au mien dans ma maison.

Je suis très intéressé de connaitre votre point de vue, et si vous avez des exemples de controverse cela me passionnerai !

 

 

 

  2 comments for “Comme le temps, les mauvaises nouvelles n’existent pas !

  1. BROCHARD
    23 janvier 2013 at 22:42

    C’est très vrai.
    et je tenais à témoigner que ton orientation, tes recherches pour faire différemment, les enseignement que tu découvres et partage, diffusent petit à petit chez nous aussi, et améliorent notre vie !
    Pour aller dans ton sens : théorie de la réactivité de Brehm : qui montre comme une personne, si elle est soumise à la contrainte d’abondonner un comportement, aura tendance, juste pour retrouver de la liberté, à revaloriser et redésirer adopter ce comportement alors qu’elle même le jugeait auparavant indésirable. Bref la contrainte nuit au positionnement reflexif de l’enfant car elle ajoute au problème la jouissance de la désobéissance !
    Il est tellement plus simple et plus vrai de relativiser les règles : ici, chez moi, parce j’aime ou n’aime pas ça, ce sont les règles en vigueur. Tu feras comme tu veux chez toi. Pas de notion de bien ni de mal. pas de dévalorisation de l’enfant. Pas de provocation à la désobéissance. Tant de conflits suprimés…

    Par ailleurs je crois que le jugement empêche de verbaliser ce que l’on ressent. Et toute la démarche que tu as déjà faite et que tu nous as communiquéé est justement d’apprendre à verbaliser ses ressentis. Face à ces enfants notamment.
    Exemple de situation qui s’annonçait comme un enfer, et parce que j’ai verbalisé mes ressentis c’est magiquement transformée ! :

    Ce midi , mercredi, les filles sont à la maison : elles jouent, mettent du bazar par tout (ce qui m’agresse), je râle (ce qui m’agresse aussi, car j’en deviens dictatoriale et elles me respectent encore moins) et en plus je m’étais fixée de faire le ménage (ce qui avec les filles devient mission impossible car leur bazar qui ce rajoute me déprime de trop !)
    Avant : j’aurais pensé : C’est impossible d’avoir les filles le mercredi ! Je ne supporte plus leur présence à la maison toute la journée ! ça me laisse la maison en capharnaeum et ça me déprime !

    Lasse, n’ayant plus du tout envie de rentrer dans l’escalade de colère et de mauvaise humeur des précédents mercredis, qui me laissait un goût amer. J’ai parlé aux filles. je leur ai dit ce que je ressentais. Je laissé paraître mon émotion lorsque je leur ai dis que pour moi cette situation là n’étais pas possible, qu’à chaque fois je passais mes mercerdis à râler où sinon à me taper tout le boulot de rangement le soir, et que je ne le supportais plus, et du coup qu’à cause de ça, je finissais pas ne plus aimer passer les mercredis avec elles.
    Pas de jugement. Du ressentis. La solution était simple : faire les choses à faire ensemble !
    j’ai présenté ça comme des missions: (j’avais fait une liste que l’on s’est fait le plaisir de rayer à chaque chose accomplie) un carton vert pour chaque mission accomplie ! Et moi aussi je joue ! et si personne n’attrape de carton rouge et que l’on récolte ensemble 10 cartons verts avant 16H 30 on regarde ensemble un dessin animé nouveau (vive Youtube!).
    On a passé un super moment ! on s’est amusé ! On en a fait même plus que prévu ! le tout en 1heure, je n’en revenais pas ! On a fini par un gros câlin sur le canapé, ou je leur ai dis combien j’étais heureuse de leur attitude ! et elles de me dire que c’était normal, si je devais tout faire alors qu’elles elles jouaient que je devienne râleuse ! et qu’elles préferait avoir une maman comme ça joueuse et câline qu’une maman râleuse et méchante . puis de m’imiter en train de râler après elles comme les derniers mercredis … On a beaucoup ris, et on est toutes les 3 partantes pour recommencer mercredi prochain ! Puis on a regarder les stroumpfs toutes les 3, car comme m’ont dis mes filles : « toi aussi tu l’as bien mérité maman  » !

    Et, insensiblement, mais parce que, par ta démarche, tes recherches, tes interrogations, et les solutions que tu trouves, tu nous permets de faire plus – en situation de crise – ce que l’on ressent et moins ce que l’on a appris de nos parents, un après midi comme celui là, c’est un peu à toi que je le dois !
    Merci !
    Meriem

    • admin
      24 janvier 2013 at 16:19

      Wahou ! Je suis extrêmement touché par ton témoignage. Merci Meriem.
      Il me donne en plus l’idée de mon prochain post ;-)

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