Depuis que j’ai arrété d’écouter « les informations »

Un des conseils de la fabrique à bonheur, est de lâcher prise sur ce que l’on ne maitrise pas.En parallèle un autre conseil est d’identifier ce qui nous fait du mal pour s’en écarter.

J’ai remarqué qu’écouter « les informations » chaque matin me rendais morose…
Est ce que cela me rendais morose parce que c’était des »mauvaises » nouvelles ou parce que je ne maitrisais pas la nouvelle ?
Je n’en sais rien. Toujours est-il que voila 2 mois que j’ai arrêté d’écouter les informations.

Cela ma littéralement libéré l’esprit et la vue.
Je constate aujourd’hui une incroyable profusion d’initiatives positives autour de moi, une énergie et une volonté de progrès, et ce dans tous les domaines : éducation, environnement, entreprises et projets humains, ….
Je constate aussi dans ma tête l’émergence de « possibles ». Je me sens sens mieux informé sur ce qui me touche et sur ce que je peux faire… Du coup je reçois une autre information… Qui m’apparait utile pour moi… En arrêtant d’écouter « les informations », j’ai lâché une prise sur quelque chose que je ne maitrise pas pour reprendre la main sur des choses que je « maitrise ». Ce qui me permet d’aborder l’information (celle qui m’est importante) d’une manière positive et non désespérante…
Simplement car je vois mon information soit comme des projets positifs, soit comme des problèmes solubles… Si je pense aux problèmes solubles, ça me donne envie de les résoudre et donc de prendre moi aussi une initiative…
Toute cette énergie positive passait à coté de moi sans que je sois disponible pour la recevoir….

Et concrètement ?

Pour exemple, l’information sur les problèmes engendré par la réforme des rythmes scolaires; je ne l’ai pas reçus par les médias (qui montre des gens dans la rue, des débats et tergiversations politiques où l’on ne sais si le point de vue est électorale ou réfléchis par rapport au sujet…)
Non cette information je l’ai par mon centre de loisir à coté de chez moi, ce que cela remet en cause par rapport à la structure, aux personnes qui sont employés dans le centre, le changement que cela va impliquer pour mes enfants….

Ce n’est pas la même information

Je suis sur que si je recevais cette information par les médias, je serais sclérosé par le rabâchage de problèmes insolubles, d’opinion diverses contradictoire qui ne me permette plus de réfléchir et de juger la réforme. De toute façons, je n’ai pas la maitrise sur le fait de faire passer ou non la réforme, je n’ai même pas les capacités, la culture et la connaissance du problème pour jauger de savoir si la réforme est bonne ou pas.  Je lâche prise.

Dans ce cas là, l’information je la reçois par les problématiques du centre de loisir, de la mairie, des écoles…
Mon esprit est disponible et à l’écoute de problématiques que je comprend, que je me sens à même de résoudre, que je me sens à prendre en charge.
Je reçois donc une information que je peux écouter et recevoir puisque mon cerveau n’est pas obscurci par d’autres informations (la place libéré par l’information non-reçus est tout de suite comblé par une autre dans ma tête) .
Cette information m’est accessible, je la comprend… Cela génère une motivation, une envie, je trouve des solutions (petites et locales), je me sens bien à l’idée de pouvoir aider les autres, de me sentir utile… Du coup des germes de projets arrivent dans ma tête, à ma taille (petits), pour résoudre de petits problèmes…
Mais ENFIN des projets qui me semblent POSSIBLE et RÉALISABLE ! Je suis un colibri*.

Je suis certains de ne pas avoir eu la même information que vous sur la réforme des rythmes scolaire. Et  je vie cette information de manière très positive, plein de projets en tête…. Lâcher prise sur ce que l’on ne maitrise pas, nous permet de nous rendre disponible et à l’écoute sur ce qui nous touche vraiment.

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(*)

Dans La part du colibri, l’espèce humaine face à son devenir, Pierre Rabhi rappelle l’enseignement de la légende amérindienne du colibri, appelé parfois l' »oiseau mouche », ami des fleurs…

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu.
Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :
“Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces quelques gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?”
“Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part.”

« Telle est notre responsabilité à l’égard du monde », conclut Pierre Rabhi, « car ne nous sommes pas totalement impuissants si nous le décidons. »

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