Heureux : ni égoïste ni altruiste

Alors que je me plonge dans mon challenge pour arrêter de râler , je m’aperçois que pour arriver à la sérénité, Christine préconise « apprendre à faire passer au premier plan les choses essentielles à son bien être ». A ce jour, tous les ouvrages que j’ai lu commence par cela : pensez à vous.

Mais en pensant à moi je serais égoïste !

Je ne le crois pas; ce n’est pas parce que vous aurez un acte égoïste que vous serez égoïste…
J’ai longtemps refuser d’abandonner ma femme, aussi épuisé que moi, à 19h30, avec les deux enfants pour aller m’allonger et me reposer. Je me sentais coupable, égoïste. Et si, souvent, on arrivaient à achever la journée sans heurt, parfois cela pouvais aller à l’explosion.
Récemment encore, je n’ai pas voulu aller me poser, j’ai explosé : pour la plus grande tristesse de chacun. Avant cet instant d’explosion, j’aurais du être égoïste, faire un abandon de poste, pour revenir rechargé et prés à assumer le couché dans le plaisir.

La difficulté est de ne pas se dire : je les laisse donc je suis égoïste, mais bien : je vais me coucher, cet acte est égoïste et j’en ai besoin.
Ce n’est pas parce que je fais un acte égoïste que je suis égoïste.

A l’inverse, si j’ai le besoin d’aller dormir et que j’ai un acte altruiste : continuer, sans heurt, en prenant sur moi, à m’occuper de ma famille, je suis sur qu’en me couchant j’aurais une impression de mal être, de donner sans retour (ce qui n’est bien sur pas le cas), les autres seront sans doute bien mais moi pas. Et ce n’est pas parce que j’ai cet acte altruiste que je suis altruiste.

Cet idée d’équilibre n’est pas neuve, mon grand père, grand Homme, aimait cité jésus en disant :
– « Dans la phrase de notre seigneur: {aime ton prochain comme toi même}, je commence par m’aimer moi même avant d’aimer mon prochain.  »
Tout les livres que je lis commence par cela : Prenez soins de vous pour pouvoir prendre soins des autres. Il ne s’agit bien sur pas de prendre soins de soi toute la journée, mais bien, un peu, tous les jours !

Pour ma part, j’ai été éduqué dans la bienveillance; cependant mes entourages ne m’ont pas appris à m’occuper de moi. Et malgré ce bel ensemble de fondation, que j’avais pour démarrer ma vie,  le pilier égoïsme m’était inconnu : être heureux m’était inaccessible.

Apprendre l’égoïsme à son enfant,

Je suis tombé dans ce piège de vouloir inculqué le respect de l’autre, le partage, à mon enfant avant qu’il ne se connaisse lui même… Comment vouloir qu’un enfant comprenne l’autre, partage avant qu’il ne soit en mesure de connaitre ses propres besoins ?

Lorsque je vais me coucher en abandonnant ma femme à l’heure la plus difficile de la journée, je sais que je lui met une difficulté supplémentaire. C’est cette connaissance, qui me permet ensuite d’être plus à l’écoute et plus disposer à en faire plus à mon retour. J’ai été égoïste, je peux être altruiste.
A mon enfant qui ne veut pas prêter son jouer, je peux le soumettre à l’altruisme :
« il faut prêter ton jouet » . Je juge le comportement et dicte ce qu’il faut faire : c’est mal de ne pas prêter, ce qui est bien c’est de prêter. L’enfant est terriblement intelligent et imprime tout, ainsi il enregistre l’information : il faut être altruiste, l’égoïsme c’est mal.
Hors, tous les livres que j’ai lu commence par dire : pensez à vous pour être heureux, donc être égoïste.
Je convaincu aujourd’hui qu’en parlant ainsi à son enfant on lui ferme tout simplement les portes du bonheur.

Oui mais comment le dire ? Je veux bien qu’il apprenne le partage !

Alors là entièrement d’accord, pour moi le bonheur ne peux exister sans le partage. C’est toujours un équilibre entre l’égoïsme et l’altruisme.
Ne pas donner les bienfaits de l’altruisme à son enfant, serais lui caché les clefs de cette belle porte du bonheurs. Les deux me sembles important.

Je pense que dès le plus jeune age l’enfant comprend, pour ma part je dis maintenant (dès 18 mois) :
« Tu peux garder ce jouet pour toi, voici ce que tu dois savoir : tant que tu joue tout seul sans partage l’autre est triste. »

Moi, lorsque je choisis d’aller me coucher, je sais que je rends la tache difficile à ma femme. A l’inverse, si vous ne dîtes pas clairement à votre enfant que l’autre est triste, il ne le sais pas. comprenez qu’il ne connais déjà pas ses propres sentiments, comment voulez vous qu’il  soit empathique ? il faut lui dire tout simplement.
Il n’y a pas de jugement à avoir sur le fait qu’il rende l’autre triste, il faut juste qu’il en prenne conscience.  L’enfant saura si il a besoins d’être égoïste ou altruiste. Car en effet, dans ce cas il peut choisir : tant pis si l’autre est triste, moi j’ai besoins de jouer. Comme moi lorsque je me dis tant pis pour ma femme qui est aussi fatiguée que moi, moi j’ai besoins de dormir.
Si votre enfant prend l’option « Égoïste » (probable dans les premières fois)  vous pouvez alors vous tourner vers l’autre enfant : »ton frère, ta soeur , ton ami, à le jouet et cela te rend triste, qu’est ce que moi je peux faire pour atténuer ta tristesse ? » vous aurez sans doute la réponse : « Je veux le jouet  » ;-) Pour ma part je donne alors toute mon attention à l’enfant triste : « Pour ça je ne peux rien faire, viens faire un câlin »…  Bien souvent le frère, la sœur, l’ami, arrive pour prêter le jouet.

Comme nous les enfants ont besoins d’être égoïste pour pouvoir penser aux autres.

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