La Grèce où les dégâts du cerveau gauche !

Nous sommes dirigé par des ordinateurs

Le président François Hollande, le président de la république, celui qui prend de la hauteur, pour voir l’ensemble et donner les grandes idées de la France, celui qui renvoie l’image de ce que nous sommes nous Français, François Hollande donc réagit face au risque de scission et de non paiement de la dette Grecque : « Nos banques sont à l’abris de la crise, et cela ne nous fera rien ». Fantastique, Quelle analyse ! Insupportable !

Les contraintes, les explications, les impacts de la dette Grecque et des solutions à apporter semblent tout droit venir de beau tableaux excel. Le FMI, et autres décideurs nous fond de magnifiques démonstrations séquentielles, d’étapes en étapes, imparable ! Bref des procédures, des schémas logiques implacables.

Je fus ingénieur en informatique, c’est exactement le même processus pour le développement des programmes. On créer le programme, on lui rentre une donnée, il nous sort une réponse. Ils sont fantastiques nos analystes, nos experts, économistes, nos dirigeants : il ont une analyse pas à pas, séquentielle, cerveau gauche… une réponse d’ordinateur super calculateur.

Il y a quelques années Gary Kasparov se faisait réduire en bouillie par un ordinateur, prouvant la suprématie de l’ordinateur sur l’esprit d’analyse du cerveau gauche. Aujourd’hui aucun experts, économistes, analyste ne peut supplanté la vitesse de calcul des ordinateurs dans une fonction séquentielle du raisonnement. Nous n’avons plus besoin de nos dirigeants qui nous font les mêmes belles démonstrations d’analyse. Une belle machine analysera 1 000 000 de fois plus rapidement la situation pour nous donner le résultat de la marche à suivre… Tiens et si en fait c’était déjà le cas ? Si la seule réflexion de nos dirigeants était juste de retransmettre ce que leur dis des ordinateurs ? Un esprit d’analyse séquentielle, un cerveau gauche qui prédomine toute la réflexion… Un super ordinateur, super analyste…

Je vois la scène :
François hollande pour lui :
– « Alors, alors,  je retire de ma feuille excel la dette qui n’est pas payer »  Moins de temps que pour lire tip-tap-tip-tap, l’ordinateur lui répond par une coloration de la case AFX 10403 (oui c’est un gros tableau excel quand même ;-) : « vert »
François Hollande au peuple :
– « Tout va bien (madame la marquise) »

Une décision cerveau droit : contexte de guerre ou de paix ?

Je suis navré de ne lire que des informations analytiques et pas d’information holistique. Même dans les journaux alternatif (je vous invite lires les articles, ils sont tout de même intéressants ;-) :
http://www.alterecoplus.fr/grece/budget-la-grece-est-en-realite-le-pays-le-plus-vertueux-deurope-201506290821-00001655.html
https://france.attac.org/nos-publications/brochures/article/grece-petit-guide-contre-les-bobards-mediatiques

Et bien moi je dis la dette Grecque on s’en fou, ce n’est plus un sujet :
Si je dispose de 400€, qu’un copain me demande 100€ que je prête, puis 100 autres que je prête, puis 100 autre que je prête.
Puis qu’avec les 100 € qui me reste je ne sais pas vivre et que lui ne sait pas me rembourser mes 300€…
On fait quoi ? Quel va être la solution ?

1) Je lui propose de lui taper dessus jusqu’à temps qu’il me lèche les chaussures pour 300€. (Pas sur qu’il veuille bien) -> impact dominant, dominé : on est plus copain, voir on se tape dessus. Moi j’appel cela faire la GUERRE.
2) On analyse qui a tort ou qui a raison -> impact désaccord, opposition, voir on se tape dessus pour résoudre la différence d’analyse. Moi j’appel cela faire la GUERRE
3) Bon je ne peux plus vivre, lui non plus : comment on fait ?

a) En effet je ne peux plus te prêter d’argent -> impact : vision réaliste.
b) De toute façon l’argent que tu me dois tu ne pourra plus me le payer : Cadeaux, j’espère que tu t’en souviendra -> impact confiance et gratitude : PAIX
c) Solutions à trouver pour que chacun puisse bouffer -> Impact : dynamisme, recherche de solution positive.

Tous les jours, j’essaye de faire passer mes enfants des réflexions 1 et 2 à la réflexion 3 : Quel est le problème comment on le résout. Rester sur les questionnement 1 et 2 est absurde.

Je ne connais plus un seul économiste, experts, décideur qui pense que la dette Grecque est remboursable. Et…. Ils continuent leur analyse pour savoir comment on fait pour rembourser la dette. Je veux dire ils font des tableaux, ils nous disent dans le tableau ça marche, dans la vie ce n’est pas possible, mais ils continuent à fournir des tableaux et à analyser comme si cela était une priorité divine. Cela n’a plus aucun sens de débattre de savoir si il doivent ou pas la rembourser. Si ce sont des feignants ou bien des courageux qui ont fait de leur mieux, d’aligner des chiffres dans un sens et controverser dans l’autre. D’une part parce que la vérité est probablement un peu de tout cela, mais d’autre part et surtout on s’en fou : de toute façon il ne pourrons pas rembourser.

La vérité c’est que la Grèce ne pourra plus rembourser. Jamais. Alors a quoi cela sert-il de réfléchir sur le remboursement ? C’est idiot !
Alors, oui sur le tableau excel les chiffres de la Grèce sont en rouge. Une couleur pas belle pour le cerveau gauche qui s’alarme. Un chiffre en rouge dans un tableau d’analyse et le cerveau gauche dis STOP ! Le cerveau droit lui trouve que c’est une belle couleur, chaude, synonyme de (ré)volution, d’espoir de faire autrement. C’est ce que me disent moi les chiffres qui pour certains sont alarmants. Oui en continuant de la même manière c’est alarmant, sinon c’est porteur d’espoir de déclic pour faire autrement !

Annulons cette dette Grecque !

Nous savons que cette dette ne sera pas rembourser, alors je vois trois solution :
1) Les grecques nous disent : »nous ne rembourserons pas »
2) Que nous disions aux grecques, nous vous faisons cadeau de la dette
3) Que le FMI et autres dirigeant de l’Europe en accord avec la Gréce, gribouillent des tableaux excel pour mettre des chiffres dans d’autres cases et avoir un tableau avec des chiffres vert (on ferait comme si tu pouvait nous rembourser un jour).
Dans les trois cas le fond est le même : la dette ne sera pas remboursé ! Quel est donc la formule qui nous valorise le plus nous et eux ? Qui nous valorise en tant qu’être humain ? Pour moi il n’y a photo, c’est la deuxième solution.

Les principaux détracteurs, nous font de belles analyses de cerveaux gauche en prévoyant, tel des haruspices de la courbe d’ordinateur, la catastrophe. Cela créerait un précédent inacceptable ! Quel est donc cette peur ? Le risque que plus personne ne paye leur dettes, j’y crois pas. Moi ce que je crois c’est que nous ferons plus attention à ce que l’on prête, à qui prête quoi, et qui a le pouvoir de prêter. Dans le cas d’annulation de la dette, c’est une décision de confiance, d’aventure, de plus d’humanité. Dans le premier cas, c’est la mise au pied du mur, et le courage décidé par la Grèce seule consciente de son incapacité de payer. Dans le 3éme cas, c’est une chimère, un rêve, un imaginaire, qui n’existe que virtuellement sur le papier. Rappelez vous la dette de l’emprunt Russe ? Franchement c’est une bonne blague de l’histoire, et dans le cas présent je ne suis pas pour le comique de répétition !
Dans le refus de cette deuxième proposition, l’annulation de la dette Grecque je n’entend que peur, angoisses et défiances. Ce n’est pas avec ces émotions là que peuvent être pris une décision sereine et juste. C’est quoi l’Europe ? défiance ou confiance ?

Pour moi si une solution vraiment nouvelle arrive sur un problème insoluble c’est plutôt une bonne nouvelle : on essaye enfin quelque chose de nouveau ! Pour le moment depuis 20 ans nous ne faisons que la même chose pour un résultat toujours plus catastrophique. En quoi le seul fait de faire quelque chose de nouveau est inacceptable (Attention cela va créer un précédent) ?

Alors voici pour moi les bénéfices à annuler la dette grecque :

1) Solution nouvelle qui n’a jamais été testée
2) Dire aux grecque, nous avons choisi d’être copain, nous restons copains. C’est leur dire, que nous souhaitons continuer de vivre avec eux.

Bref un choix orienté vers plus de paix, plutôt qu’un choix orienté vers plus de guerre. C’est vrais, ça aucun ordinateur à ce jour est capable de l’éclairer : c’est une décision uniquement humaine à prendre.
Et franchement, se taper dessus pour un truc aussi con que des sous cela me laisse pantois.

Ce que je pense des risques, pour nous, à annuler la dette grecque :

1 ) Si on croit notre cher François Hollande nous l’a dit : « Nos banques sont à l’abris de la crise, et cela ne nous fera rien ».
Alors si en plus nous n’avons pas besoin du remboursement, pourquoi se battre pour l’avoir ?
2) Bon moi je ne crois plus dans nos chers présidents. Pour moi, bien sur que cela aura un impact, mais est-ce que mon quotidien va changer ? Non. Qui aujourd’hui profite de la dette ? Lorsque l’on sait que pour 5€ d’emprunt, 1 seul euro a servie pour les grecques, je me dis mais a qui donc vont ces 4 euros ? A nous français, Allemand, citoyens de la zone euro ? Non, a des crédits privés. L’annulation de la dette n’aura aucun impact sur nous. Ce qui aura un impact, c’est la manière dont les banques, les groupes privées vont renforcer leurs pression sur les états. Car pour eux c’est une véritable perte. Oui eux peuvent avoir peur de l’effet boule de neige lorsque les citoyens se rendent compte que leur dette est illégitime (voir l’article d’attac précédement cité). Mais pour nous : rien. Je continuerais à aller chercher mes enfants à l’école et prendre mon café le matin.

Mais ce n’est pas à moi, ni à eux de choisir !

Mais le grand drame que nous vivons dans cette histoire est démocratique. Il faut attendre ce niveau crise, pour que le gouvernement Grecque demande un référendum.  Nos dirigeant n’ose pas le faire .
Je ré-emploi n’ose pas. ne veulent pas. C’est un drame démocratique. Je crois que nos dirigeants savent que nous ne sommes pas en accord avec eux et leurs décisions. Ils font des décisions contre nous.
Sur cette question d’annulation de la dette grecque, je déclare nos dirigeants comme incapable (dans l’incapacité de) de prendre cette décision. Il ne leur appartient pas de choisir à notre place ce que nos désirons faire de notre argent.
Entendre notre président répondre « Nos banques sont à l’abris de la crise, et cela ne nous fera rien » en réaction à l’annonce de référendum, est un dénis de démocratie. J’aurais aimer entendre oui le peuple doit être consulter sur la question, nous allons d’ailleurs faire de même. François hollande n’est pas stupide, ni bête, il réfléchit. Cette affirmation engendre des peurs, la peur annihile la réflexion.

La crise est trop importante pour laisser des gens rationnels (un ordinateur est rationnel) prendre des décisions. Seul des millions de cerveaux doivent prendre une décision sur cette question. La décision sera forcément irrationnelle !
Je demande un référendum sur la question : « Doit-on annuler la dette grecque ? »

Petit rappel à propos de notre cerveau…

Le cerveau comporte deux hémisphères :

Cerveau gauche : Séquentielle pour l’analyse et maniement des mots : il sait traité la logique. Il analyse les détails (la dette grecque)
Cerveau droit : simultané,  holistique, voit le contexte, interprète les émotions, et les expressions non verbale : il connait le monde. Il synthétise le tout (vivre ensemble – Guerre /paix)
Utilisés ensemble, les deux hémisphères forme le cerveau qui est un formidable outil à réfléchir !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Holisme
Le holisme se définit globalement par la pensée qui tend à expliquer un phénomène comme étant un ensemble indivisible, la simple somme de ses parties ne suffisant pas à le définir.
De ce fait, la pensée holiste se trouve en opposition à la pensée réductionniste qui tend à expliquer un phénomène en le divisant en parties.

Et puis pour ceux pour qui mon orthographe fait défaut à cet article :
http://dominique.demaegdt.fr/mon-orthographe-et-moi/ 

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