Parentalité positive, tant fais, tant encore à faire…

Il me semble qu’aujourd’hui dans aucun métier rien n’est jamais acquis à la sortie des études.
Les spécialistes ont beau faire 12 années ou plus d’études, pour rester compétant dans leur domaine, il faut encore apprendre, encore, toujours.
Le spécialiste devient performant, au fil des ans, en s'(in)formant en permanence….
Sur la parentalité autrement, positive, non-violente, … j’en suis à 4 ans et demie d’étude, et j’ai déjà redoublé plusieurs fois…

Parfois, lorsque je regarde le chemin parcouru, avec Laure, sur la parentalité non-violente, je me dis déjà tant de chemin parcouru, ce n’est pas si mal. L’idée de passer à autre chose, d’autres réflexions, m’effleure l’esprit.
Et puis si je me retrouve en conflit avec mes enfants, et que je n’arrive pas à le résoudre, je retourne à mes préjugés de parent devant contrôler, cadrer les pulsions de mes enfants.
Pour me dédouaner, je me dis : un peu des 2 méthodes éducatives ça ne peut pas être mauvais. Mais au fond de moi cela ne me plait pas.

Doutes…

Cela ne me plait pas parce que :

  • je vois les limites de ma connaissance, et je suis frustré de savoir qu’il existe une solution différente qui m’aiderait
  • j’aimerais sortir de la situation de conflit d’une manière dont je sois fier qui me prouve que ce que je lit est utile.
  • Je sais que je n’enseigne pas ce que j’aimerais apprendre à mon enfant
  • Enfin, je doute des mes capacités à pouvoir être non-violent.

Perspective…

Heureusement, après une bonne nuit de sommeil, on lit des articles qui vous redonnent le moral !

Et dans ce beau n° de non violence actualité, l’entretien avec Isabelle Filliozat m’apporte, en plus des accords, quelques belles perspectives et DES OUTILS !
D’abord j’ai lu la confirmation que:

  • l’enfant est « un être social dès sa naissance. Ses comportements, y compris les plus difficiles, ne visent pas à manipuler le parent mais expriment des besoins (…). Le rôle du parent est d’identifier ces besoins insatisfaits et de les nourrir. »
  • La démarche de parentalité positive (…) n’est pas inné.

Cela me rassure dans mes choix, mes actes, mes faiblesses.

Ce que j’y ai appris, c’est que ce type d’éducation ne veut pas dire (entre autre) devoir passer mon temps à expliquer le pourquoi du comment à mon enfant. J’avais déjà eu quelques bride de cet élément que je n’arrivait pas à saisir. Je viens de le faire… Bon je l’ai, dîtes moi comment ça marche ! De belles perspectives en vue…

J’y re-découvre aussi la sanction sur un autre jour. Jour que j’avais découvert un peu par moi même… Mais ne connaissant pas le mécanisme, le but dans la communication non-violente.
Je comprend les effets néfaste de la punition (comme de la récompense) préconisée dans la psychanalyse « Classique ». Ok je supprime.
Je sanctionnais donc, à l’étude de mes besoins, de manière à obtenir un modus vivendi en faisant attention à ce que ma sanction soit en relation avec l’événement… Et souvent, je dois l’avouer, je sanctionnais ne savant pas comment faire autrement. Je voulais surtout l’éviter, la sanction restait pour moi un échec.
Mais il me manquait une (in)formation essentielle : en quoi consiste ma sanction, a quoi sert-elle ? Ne voulant pas sanctionner, je ne réfléchissais pas à cet outil. Au final, elle me servait à faire revenir le calme… Elle me sert (dans la pluspart des cas) à moi. Du coup il me fallait un exemple pour chaque situation (voir l’exemple ci-après), si je n’avais pas l’outil, la manière de faire, sur une situation je me trouvais désemparé avec des sanctions bancales mi-classique mi-non-violente, qui ne ma satisfaisait pas et surtout que je n’assumais pas.

Voici ce que m’a apporté ma lecture :
« Il ne s’agit pas de lui imposer (ndr à l’enfant) une sanction sous forme de privation ou de frustration, si sanction il y a, elle doit viser à le ré-intégrer dans le groupe.(…) La « sanction » le  ré-insert dans le groupe, réaffirme  son appartenance.(…) L’éducation est précisément de grandir de chaque situation. Inutile d’attendre la fin des transgressions. ! » Voila ce dont je suis passé à coté. Je comprenais, que la sanction devait nourrir éduquer, enseigner mon enfant plutôt que le réprimer, mais dans quel sens… En voila un beau. Il me semble que cette information va m’aider à construire mes sanctions dans un sens que j’assume.

Par exemple, l’enfant renverse son verre d’eau :

  1. Vous le grondez
  2. Vous le punissez
  3. Vous le moralisez
  4. Vous lui donnez une éponge ?

Nous avons fais cela très tôt avec Maëlle (2 ans) : « Lorsque je vois un verre renversé je me dis « oh non ! » et moi qui viens de tout nettoyé. Rien qu’a l’idée de devoir re-nettoyer ça me rend triste. Veux-tu m’aider à réparer ta maladresse ? (en lui tendant une éponge) » Et c’est vrais que chez nous quelqu’un qui fait une bêtise, la répare, ou au moins, aide à la réparer. Mais je n’avais jamais fais le lien entre cet outil et le fait que cela servait à ré-intégrer mon enfant dans le groupe.

Partage : Les petits trucs que je vais essayer

Dans ce même article, j’y découvre « une erreur » fondamentale de ma pensée : »Les jouets sont à tout le monde, ton frère à le droit de prendre ce jouet ».
Elle vient de mon désir de partage, d’être sur que ma fille comprenne et accède à cette valeur qu’est le prêt et le partage. J’en faisait une fixation, source de conflit entre moi et ma fille.

Ce que je n’ai pas compris, c’est que ma fille ne pourra avoir envie de prêter que si elle sait qu’elle a le droit de ne pas prêter. Mais comment ai-je pu passer à côté d’une tel évidence ?
Ce soir, je vais prendre le temps avec ma fille de trouver un endroit qu’elle aura le droit de protéger. Nous allons définir ensemble ce en quoi son frère a le droit, les zones de la maison accessible, et trouver un espace hors de porté de son frère.

Pour mon fils qui monte en permanence sur la table basse qui sert de sécurité au poêle je vais essayer de comprendre ce qu’il cherche à nous dire (en y réfléchissant je crois qu’il veut jouer à la course poursuite ;-)

Toujours pour mon fils qui ouvre les placards, je vais mettre un placard à sa disposition, celui dont il aura le droit de regarder dedans.

Et hop encore quelques petits trucs dans ma besace !
Et vous la parentalité positive c’est pour quand ?

  1 comment for “Parentalité positive, tant fais, tant encore à faire…

  1. BROCHARD
    25 janvier 2013 at 19:19

    oui, intérressant. La fonction de la sanction. Y réflechir avant d’agir, c’est clair.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *