Se mettre en projet : J’arrêter de Râler – Apprendre Autrement

Voici encore une réflexion qui me montre une belle synergie entre mes deux casquettes : Formateur Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive, et J’arrête de Râler sur mes enfants et mon conjoint:

La mise en projet

Dans mes ateliers, je donne pleine conscience à l’importance de la mise en projet, deux illustrations :

La semaine dernière dans mon atelier Booster ses révisions et réussir ses examens, je n’ai pas réussis à mettre en projet une étudiante. Campée sur sa volonté de ne pas être là, je n’ai pas réussis à lui faire trouver ce que pourrais lui apporter cette journée… Sa réponse systématique étant : « Je n’attend rien ». Le résultat c’est qu’a la fin de la journée, pour elle, elle n’avait rien reçus : « Cette journée ne m’a rien apporté, je repars avec rien ». (Heureusement pour moi, le reste du groupe fut enchanté ;-)

Après un dimanche subit à J+10, voila que je recommence mon challenge J’arrête de Râler.
Je comprend aujourd’hui (j+3) mon état de dimanche dernier. Il correspondait à la clôture de 6 mois de travaux galères, dont le seul responsable est moi-même…
En effet lorsque l’on a décidé d’entamer cette phase de travaux en février dernier, ma motivation, mon projet était de le faire maintenant, car en 2014, avec un petit troisième (naissance en décembre : youyouyouuuu) cela serait plus difficile, plus contraignant, plus galère.
Ce chantier je n’avais pas envie de le démarrer, je le voyais épuisant, désorganisant, stressant : bref encore une galère… Lorsque j’ai finalement décidé de le faire, ma seule motivation fut : »comme ça ce sera fait, ce ne sera plus à faire ». En tête j’avais : « ce sera difficile, dur, stressant, mais je vais y arriver ». J’ai pleinement réussi ma mise en projet : Dimanche dernier j’ai clôturé, dans la douleur, un travail pénible, stressant, que je n’avais pas envie de faire et je n’avais aucune satisfaction. Et, pendant 6 mois, j’ai subit les travaux, ils furent en effet galères, épuisant, stressant.

J’imagine ce qu’aurais pu être ces 6 prochains mois si ma mise en projet fut : se sera beau avant l’heure, ma maison sera accueillante pour mon troisième et confortable pour l’hiver, plus pratique, … la fierté d’un travail fini. Le plaisir de pouvoir enfin s’installer définitivement dans la maison.
J’aurais pu aussi accueillir ma journée de dimanche, le matin : « chouette je vais avoir mes amis, on va passer une chouette journée à travailler ensemble sur le réaménagement de la maison et c’est top la classe d’avoir des amis comme ça ! », plutôt que de me lever en me projetant vivement ce soir que cela soit fini ! Car en effet, tant que ce n’était pas fini ce fut galère pour moi…

Cet état d’esprit viens probablement d’une maxime de ma maman (adorée) : faire le travail galère maintenant comme ça après on en parle plus…
Et bien en effet si je me « programme » sur un travail galère à faire, il est galère. Je suis sur que dans tous les cas nous pouvons trouver un élément positif sur n’importe quel travail pour avoir du plaisir à le faire.

Je reviens sur mon étudiante, aurait-elle acceptée un changement de paradigme si je lui avais demandé : « vu que tu n’as pas envie d’être là, que tu n’y attend rien pour ton apprentissage, est ce que ton attente pourrait être de finalement passer une bonne journée ? » Je n’y ai pensé que le soir…

On obtient exactement ce pourquoi on se met en projet

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